Hier, aujourd'hui, demain
Old School skate jam à Blaye-les-mines. L'excuse de papa pour ne pas rester à la maison.
C'est la rentrée pour tout le monde. Il y en a qui n'ont pas de devoirs à faire mais qui préparent quand même les interrogations de leur boss ou font des exposés à leurs collègues de bureau.
Et c'est précisément ceux qui ne sont plus à l'école qui se sentiront concernés par ces quelques lignes. Les vacances d'été se sont achevées et c'est l'occasion, en cette rentrée, de se repencher sur une initiative originale qui a pris forme le premier weekend de juillet. Oui je sais ça commence à dater mais bon, j'ai des devoirs en retard... même si je suis plus à l'école depuis un moment...
Le 8 & 9 juillet se déroulait le premier French Old School Skate Jam au Hypnoz Park de Blaye les Mines. Pour tout ceux qui écument les parks avec leur Finest sous le bras, le Hypnoz Park est un lieu unique, une oasis de skate perdue au milieu du nulle part Tarnais.
Ce park complet (bowl, aire de street, mini, rampe et autres bac à mousse) accueillait pour l'occasion tout ceux qui se sentaient old school.
Le terme "old" est relatif puisque ça allait de 25 à 50 ans... plus quelques inscrits qui n'avaient pour la plupart pas atteint la puberté... probablement les enfants des "old schools".
Il s'agissait donc d'un petit weekend en famille (du skate) avec les grillades, les groupes de rock locaux et la bière maison (la Hypnoz Beer qui fait du bien là où elle passe). Les épreuves et les runs pour de rien se sont enchaînés sous un soleil de plomb.
L'ambiance était bonne et qu'importe de savoir que Fred Demard a fini premier de la course de slalom du bowl ou que le record de saut en longueur ait été de 3m35. Le soir venu, la bière et le pastis firent leur petite affaire et on a fini à refaire le monde (avec de la paix et des curbs partout dedans) jusqu'à pas d'heure en haut d'une grue énorme. Et la grue que faisait elle là? On lui a pas demandé mais le park est construit dans une ancienne mine à ciel ouvert donc ceci doit expliquer cela.
Le dimanche a donc été court mais après quelques runs hasardeux dans le bowl, les excès de la veille étaient oubliés. Soit dit en passant, c'est donc absolument faux de prétendre qu'on encaisse moins bien avec l'âge.
Que ce soit les coudes ou l'estomac, tout a tenu. Et en fin d'après midi, les rares locaux présents (de l'autre côté des grilles du park... enfin j'me comprends) ont emmené les derniers survivants du skate jam vers un secret spot (say yeah!). Le full pipe en béton auquel je fais donc référence ne sera donc jamais dans un quelconque annuaire de spot hexagonaux mais il valait le détour. Après quelques coups de balais et de pelles (quand même), les locaux et d'illustres skaters d'avant tel que le bien conservé Christophe Betille, déchirèrent le machin pendant une bonne heure.
Et tout le monde repartit de là où il était venu... on s'était fabriqué des souvenirs en plus... comme quoi c'est toujours possible de faire demain ce qu'on faisait hier. Je vous laisse méditer là-dessus, mais pas trop longtemps quand même. Il faut aller chercher les gosses à l'école (en skate).
Texte : François Mouton |